Le vendredi on a passé la journée à faire du nettoyage, du rangement, du déménagement car
Chérinou et
moi bougions enfin en bas ! C'est pas du tout fini, mais tout a fait habitable, et surtout plus grand que les petits T2 en haut. Il y a une chambre, un salon, une pièce qui me sert de cuisine, une autre pièce qui est un débarras pour les outils en ce moment, et une salle de bain avec baignoire. Et puis la cour aussi ! On a du bouger les meubles dans tous les sens, amener les notre en bas et mettre les autres en place pour
ma belle-famille qui prenait notre ancien appart. Ca nous a pris beaucoup de temps. Sans l'aide
du frère évidemment, faut pas trop lui demander non plus hein. Puis toute façon il est parti à 17h pour aller chercher sa femme et le gamin qui atterrissaient à Barcelone (vous savez, le ticket d'avion que j'ai proposé d'avancer avec mes sous parce que j'étais la seule avec une carte avec provisions, et que je n'ai pas eu de merci, vous voyez ?).
Chérinou et
moi avons bossés jusqu'à tard, et
je tenais absolument à trier les affaires de cuisine, voir ce que j'allais lui prêter, donc on a du se coucher vers 3h du mat. Alors que j'avais un train partant de Carcassonne a 8h06 le lendemain matin pour aller voir ma
pepette et ma filleule à Lyon pour le weekend.
Samedi matin, réveil difficile, voyage long en train, 2 TER, une correspondance en bus Montpellier-Avignon, un TGV, puis un dernier TER, et enfin le petit bébé !!! J'étais plus émue que je pensais que j'allais l'être ! (elle est correct cette phrase ...?) J'ai passé l'après-midi à la clinique avec la plupart de la famille, et ensuite c'était soirée apéro avec les voisins de pepette et JC (le papa). Super soirée mémorable, avec plein de vidéos que je vais garder précieusement et les ressortir à Lilou quand elle sera en âge de comprendre l'hilarité de nos conneries. On s'est couché très tard.
Le lendemain j'ai pu dormir jusqu'à 11h, même si ça ne faisait que 5h de sommeil. Le papa s'était levé pour être à la clinique pour 8h, aucune idée comment il a fait ! J'ai repassé la journée avec à la clinique près avoir amené un menu MacDo pour pepette en douce par la fenêtre. On est resté le plus tard possible, ensuite on a ramené le parrain à Lyon, puis on est allé voir un film. Encore couché très tard.
Et encore debout très tôt lundi pour rentrer chez moi, le train étant à 8h41. Cette fois il n'y avait que 3 TER mais seulement pendant le dernier ai-je pu faire une petite sieste de 20 minutes. Je suis arrivée à la maison en début d'après-midi en mode zombie, la marmotte que je suis était en grand manque de dodo.
J'explique tout ceci parce que crois que c'est la cause de mes trois crises de nerfs en moins de 24h.
La première fois, c'était quand j'ai du aller chercher Helios qui était monté en haut alors qu'ils étaient sortis. J'ai du rentrer dans leur appart et là j'ai vu qu'elle m'avait emprunté certains ustensiles de cuisine alors que j'avais tout réparti assez équitablement, et aussi le savon en bouteille pour se laver les mains. Une fois revenue en bas, j'avais du mal à respirer, les larmes qui montaient et la tête qui tournait. J'étais en train de paniquer, pour un savon. J'ai éclaté en sanglots dans les bras de Chérinou en sanglotant que : j'étais une personne trop nulle, trop égoiste de me prendre la tête pour un rien, que je ne me voyais pas comme étant le genre de personne qui ne serait pas prête à laisser une casserole à quelqu'un qui n'avais rien dans la vie, mais qu'au bout d'un moment j'en avais marre de toujours donner sans jamais un peu de reconnaissance ou même un merci ... Et j'ai marmonné comme ça pendant bien 5 minutes avant de me calmer. Et Chérinou a fait ce qu'il fallait, il n'a rien dit. Ensuite ça allait mieux.
La deuxième fois c'était lorsque je venais juste de faire les courses, j'avais fini de préparer le repas et j'ai du quitter la cuisine 5 minutes. En revenant Helios avait choppé le chorizzo que j'avais laissé sur la table. J'ai explosé. Je lui ai hurlé dessus, mais de toutes mes forces, a plein poumons. Je ne l'ai pas frappé. Mais une fois que j'avais réussi à l'attraper je l'ai enfermé dans la salle de bain (lumière allumé) puis j'ai éclaté en sanglots. Là je sortais des choses genre : Mais j'en ai marre de tant d'ingratitude, on galère deja niveau sous, on doit en passer à ton frère et maintenant le cabot se sert tout seul alors que je viens de lui donner à manger, mais c'est pas possible d'être ingrat à ce point là ... La crise fut d'une plus courte durée cette fois. Le frère était descendu voir son frère, et je lui avais répondu qu'il était sous la douche, mais il insistait en me demandant ce qui allait pas un sourire sur sa gueule. Maria était au téléphone et se demandait ce qu'était tout ce bruit qu'il me dit. Je lui ai répondu avec toute la colère dans la voix que pour une fois que c'est moi qui parle fort elle n'a rien à me dire.
La troisième fois était pendant que je promenais le chien. J'avais appelé ma mère pour prendre des nouvelles, ça a coupé parce que ça captait mal, et ça m'a mis super en colère. Pas spécifiquement contre le téléphone, mais contre tout. Sur tout le chemin du retour je n'avais que des pensées négatives, j'engendrais des disputes toute seule dans ma tête. Arrivée à la maison j'ai pris une douche, et j'allais mieux.
Je mets ces crises sur le compte de la fatigue et des émotions aussi. Ma pepette qui a un bébé, moi qui suis nommée marraine, Chérinou qui me fait une crise parce qu'il pense qu'il se passe quelque chose entre le parrain de Lilou et moi (j'expliquerais mieux plus tard), la belle famille qui revient, ma moto qui va être vendue, les examens qui n'ont toujours pas de dates ...
Je présente mes excuses pour la longueur de l'article, je ne vous en voudrais pas de le zapper.